Lundi 29 juin 2009
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L'endroit était paradisiaque à ses yeux,
Puisque désert, il le trouvait merveilleux.
Il s'y était réfugié pour méditer,
En ermite, telle était sa volonté.
Par une pluie fine, le sol, était embrassé,
Agent fécondateur de la terre, elle fertilisait.
Il observait au tour de lui la végétation,
Elle était le résultat de cette fécondation.
Lui-même avait, un jour, pris part à donner la vie,
Ses enfants étaient la preuve de ce récit.
Aux gouttes de pluie, ses larmes venaient s'ajouter,
Quand éloigné, à eux, il pensait, cela le hantait.
Les jours passaient, l'homme ruminait sans cesse,
Son âme voguait de la joie à la tristesse.
Sa barbe poussait, symbole de virilité et de sagesse mythique,
Il devait, pour se rassurer, croire au symbolisme antique.
Il n'avait point d'autres qualités, que sa fidélité,
Il l'avait prouvé, par le passé, en toute honnêteté,
Tel « Bucéphale », fidèle destrier d'Alexandre le Grand,
Mort au champ de bataille, inlassable serviteur, sa vie durant.
Les jours et les nuits se succédaient sans fin,
Les pensées, questions restaient sans lendemain,
L'ermitage demeurait magistralement infructueux,
Toujours s'interrogeant il restait malheureux.
Pour vivre devait-il changer sa psychologie,
S'ouvrir aux autres, simplement parler de sa vie ?
La réponse à cette question, qui lui paraissait substantielle,
Se révélait soudainement devenue, à ses yeux, essentielle.
L'homme se leva, caressa du regard la nature,
Il rejoint alors le monde, convaincu d'y avoir un futur.
Depuis il ne prend plus jamais la vie comme elle vient,
Mais fort de son passé, avec courage, il lui offre des lendemains.
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